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Affichage des articles du juin, 2017

La Cabro d’Or ou l’invitation au jardin de Michel Hulin

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A la fois un et multiple, le coeur de Baumanière bat de plusieurs vies. La Cabro d’Or est l’une d’entre elles. C’est là qu’en 2011 Michel Hulin a posé ses valises, après quelques années passées chez Gérard Boyer et Michel Guérard. De ce lieu rempli de charme d’où l’on voudrait ne pas revenir il a fait son jardin, le livre ouvert où il puise au quotidien l’inspiration qui préside à sa cuisine. La clientèle, habituée des lieux, vient y chercher la simplicité d’une maison de famille, un certain classicisme et le bonheur d’une table quelque part au sud.

Lafond Roc Epine, si Tavel m’était conté…

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Le vin c’est la vigne, et la vigne c’est la terre.
J’entends déjà les commentaires : elle n’a rien trouvé de mieux, oh le joli bateau… Pourtant jamais ces mots n’ont résonné plus juste qu’ici, à Tavel, sur ces sols de calcaire, de lauses mêlées d’argile rouge et de galets roulés. Cette diversité de couches géologiques qui ont façonné ce bout de terre, d’un côté du Rhône, comme un écho à l’autre rive, celle de Châteauneuf du Pape, autre appellation dont le domaine a le privilège. Car c’est bien de terroir dont il s’agit d’abord. De ceux qui donnent au vin son expression, son parfum, son équilibre et sa structure. Le reste est affaire de vigneron.

Les censeurs

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Il y a des jours comme ça. Des jours où quoi que vous disiez vous n’avez pas le monopole de la vérité. En français d’aujourd’hui, cela signifie que vous avez tort. Tort de penser, d’avoir un avis, qui forcément ne rentre pas dans les clous, et surtout tort de l’exprimer, face aux censeurs bien installés dans leurs certitudes. Tort de ne pas aimer le vin, et tort aussi d’apprécier un spectacle jeté en pâture à la vindicte populaire d’une société agonisante, repeinte au rose bonbon de la bonne conscience. Tort de manger un morceau de viande, parce qu’enfin, les canines qui se rappellent à mon bon souvenir chez le dentiste ne sont là que pour faire joli. Tort tout simplement à la moindre remarque, parce que je n’aurais rien compris, moi l’imbécile heureuse.
Hier était un de ces jours-là.